
celui des JO.
Pour ne rien dire, ou presque, Pour ne pas s’envoler dans le commentaire, Pour rester à la confluence du savoir et de l’ignorance : au pied du mur. Montrer : comment c’est , comment ça se passe, comment ça marche. Diviser les discours par des faits, Les idées par des gestes, par des photos Juste les commenter quotidiennement.mobile pw 06 48 24 82 34

Publié le 26 novembre 2007
Les plaques d’égout de New York fabriquées pieds nus en Inde
New Delhi -- A près de 13000 kilomètres de Manhattan, des hommes pieds nus, torse nu, minces comme des roseaux et faisant bouger leurs muscles, fabriquent des pièces banales pour le puzzle urbain : Des plaques d’égout.
Dans la société Shakti Industries, à Haora, quand le métal est versé dans les poches, des étincelles s’envolent, en brûlant parfois le vêtement d’un ouvrier. La direction de l’usine dit qu’il n’y a jamais d’accidents.
Chez Shakti, les hommes qui ont des sandales et des shorts sont ceux qui portent les charges de coke et de gueuses de fonte, empilées dans des paniers sur leurs têtes, jusqu’au sommet du four dans la chambre d’alimentation.
Sur le plancher, d’autres hommes souvent sans chaussures et torse nu, attendent avec de grosses poches, prêts à récupérer le métal liquide provenant du four. Quelques femmes travaillent, mais la plupart des travaux de force sont laissés aux hommes.
Pendant notre visite de Septembre, la température en dehors de l’enceinte de l’usine était supérieure à 38°C. A plusieurs mètres d’où était coulé le métal, la zone ressemblait à un four, et les ouvriers étaient ruisselants de sueur.
Les plaques d’égout fabriqués en Inde peuvent être de 20 à 60% moins chères que celles fabriquées aux Etats Unis, dit Alfred Spada, l’éditeur du magazine Modern Casting, et porte-parole de l’ AFS (American Foundry Society). Les ouvriers dans les fonderies indiennes sont payés l’équivalent de quelques dollars par jour, alors qu’aux Etats unis, ils touchent environ 25 dollars de l’heure.
Traduction de Joel Le Gal