14 avril 2009

"Dans le savoir, l'inutile fait souvent oublier le nécessaire".

"Votre dernier commentaire met, bien involontairement je pense, l'accent sur la clé de ces échecs : mauvaise connaissance de sa langue maternelle et piètre capacité à s'exprimer dans une langue étrangère, ne peuvent qu'être directement liées.
Pour moi, cela relève de la mème cause. En effet, quelqu'un qui n'a déjà pas les bases nécessaires pour la compréhension et l'écrit de sa propre langue aura bien du mal à en assimiler une autre et encore plus à la maitriser.
Loin de moi l'idée de généraliser, mais j'ai déjà eu l'occasion de lire pas mal "d'énormités" dans des rapports ou de simples messages émanant de jeunes ingénieurs. Pas des fautes d'inattention ou de frappes, comme cela m'arrive souvent, mais de vraies lacunes de grammaire et d'orthographe. A ce niveau, ça fait un peu tâche! Sans parler de la culture générale, souvent au rayon "absente".

Evidemment, d'aucuns suggèreront que pourtant 80% des générations actuelles réussissent le bac, et patati et patata. Pour moi, au-delà des chiffres, le niveau global des élèves a fortement baissé. Point n'est besoin d'être prof. pour s'en apercevoir...

C'est bien de les gaver de maths (qui serviront d'ailleurs à bien peu d'entre eux, au travail) mais il faut déjà leur donner des bases solides.

Rappellons cette citation de bon sens : "Dans le savoir, l'inutile fait souvent oublier le nécessaire".

7 commentaires:

Ponpon a dit…

les fotes d'hortaugraffes ne son pas unikiment faites par les jeunes injénieurs !
On parle vraiment de généralités ou de clichés ?
Ils y a des fautes dans les rapports c'est vrai, du BEP à l'ingénieur. Mais ces personnes qui font "un peu tâche" sont l'avenir de notre (beau) métier! Je préfère de loin un passionné ayant des lacunes en français qu'un "écrivain en herbe" ne sachant pas reconnaitre un moulage de grande qualité.

Mais bon, cela reste l'avis d'un jeune apprenti ingénieur.

Anonyme a dit…

Monsieur Ponpon,
A vouloir tout comparer et confondre, il est évident que vous biaisé le sujet et son interprètation. Cette technique est (hélàs) habilement employée par nos hommes politiques et les journalistes, pour noyer le poisson et distraire l'interlocuteur.
Pour être honnête, admettez cependant qu'un "écrivain en herbe" (un littéraire, quoi!!) n'a jamais fait un fondeur, et qu'en peu de temps, il s'apercevra de sa mauvaise "orientation" et quittera de lui-mème la fonderie. Il peut y avoir quelques exceptions (heureusement), mais je n'ai jamais vu un agrégé en littérature grecque travailler sur un chantier de moulage.
En revanche, un jeune ingénieur (ESF ou autre école) est destiné à faire de la technique, de la recherche, de l'encadrement et produire des écrits. il est évident que c'est avant tout son goût, son aptitude, sa passion pour son travail qui priment. Mais le bilan ne saurait être totalement convaincant s'il ne sait convenablement s'exprimer, oralement ou par écrit.
Après, les comparaisons approximatives et les interprètations vaseuses, c'est purement de la rhétorique politicienne, du verbiage ...comme seuls les Français savent en produire.
Personnellement, je ne suis pas littéraire, mais j'essaie (sans toujours y arriver, j'avoue) de soigner autant que je peux mes écrits, par respect pour les lecteurs (fondeurs ou pas). Ce n'est pas parce que l'on est plutôt technicien dans l'âme (certains disent : bourricots!!) que l'on doit négliger les autres aspects de son travail.

"Ce n'est pas dire des sottises qui est grave, mais les dire au nom des principes".

vinz a dit…

entièrement d'accord avec le commentaire ci-dessus,on doit s'appliquer dans son travail que l'on soit technicien ou ingénieur (encore plus un ingénieur qui se doit de montrer le bon exemple étant donné le donneur d'ordre potentiel qu'il est, crédibilité oblige) et cela passe par une application particulière de son orthographe et pour ceux qui ont quelques difficultés à s'entendre avec notre grammaire ou notre orthographe, lorsque vous écrivez un mail, la touche "F7" de word par exemple permet de vérifier les fautes que je qualifierai d'inattention pour des personnes comme moi qui souffrent d'un manque cruel de motivation pour la relecture de ses écrits.

Anonyme a dit…

Il y a quelques années, j'ai recu le CV d'un jeune BTS bourré de fautes (le CV, pas le BTS). Lors de l'entretien, je lui ai fait la remarque qu'il aurait au moins pu relire son CV avant de l'envoyer, il m'a rétorqué en ricanant que cela ne servait a rien puisque je l'avait recu en entretien...

J'espère pour lui qu'il a trouvé un poste. Il ne faut jamais oublier que la competence technique est essentielle, mais elle ne doit pas occulter les facultés humaines et la communication.

Ponpon a dit…

Je suis d'accord avec les écrits ci-dessus. Mais J'ai l'agréable souvenir d'un camarade de promo d'origine étrangère (étant arrivé en France adolescent) qui avait beaucoup de lacunes en français. Ce que je déplore c'est que malgré une connaissance avancé de la technique (BAC PRO fonderie puis BTS) cette personne n'est pas considéré comme technicien dût fait de ses lacunes littéraires !
Je suis d’accord que cela est problématique pour la rédaction de procédure mais n’écartons pas ces personnes qui ferraient, je suis convaincu d’aussi bons techniciens voire cadre que vous et moi

Anonyme a dit…

Le but n'est pas de remplacer une sélection par les maths (comme cela se pratique) par une sélection par le français. Simplement de faire comprendre aux jeunes générations que la maîtrise de notre langue, sous toutes ses formes, est un élément aussi important pour leur future carrière (et également dans leur vie de tous les jours : formalités à accomplir,..) que leurs connaissances techniques. Maitriser le français leur permet aussi de pouvoir se former, évoluer.

Anonyme a dit…

"Anonyme" et "Ponpon" sont enfin d'accord. Pour ma part, j'adhère aux 2 points de vues.